Principes directeurs -pratiques musicales autochtones

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Principes directeurs – Reconnaissance des pratiques musicales autochtones

Adoptés par le conseil d’administration du CQM le 12 septembre 2025

Préambule

Dans le cadre de sa mission, le Conseil québécois de la musique souhaite contribuer à la reconnaissance des pratiques musicales des Premières Nations et des Inuits, composant les 11 Nations autochtones du Québec: Abénakis, Anichinabés, Atikamekw, Cris, Innus, Inuits, Malécites, Mi’gmaq, Mohawks, Naskapis, Wendat.

Les principes énoncés ci-dessous s’inscrivent dans le large mouvement national de réconciliation, comme l’énonce la Commission de vérité et réconciliation du Canada (2015)[1], visent la reconnaissance des droits des Autochtones à la réappropriation de leurs cultures et guident le CQM dans des actions concrètes afin de contribuer à la conservation et à la transmission de leurs traditions et de leurs cultures tout en favorisant leur développement artistique.

Principes

  • Le CQM reconnaît la nécessité d’agir pour une meilleure représentativité des musiques autochtones au sein de ses programmes dans le respect de sa mission de promouvoir les musiques de concert.
  • Le CQM reconnaît qu’une meilleure représentativité des musiques autochtones pourrait passer par le dépassement ou l’ouverture des catégories musicales qui font partie de ses champs actuels d’intervention.
  • Le CQM reconnaît la primauté de la coopération et du partenariat avec les membres des communautés autochtones lors de la mise en place de projets, de programmes, de formations et d’événements les concernant. Cette collaboration doit s’établir au tout début de la conception du projet.
  • Le CQM reconnaît l’expertise des membres des communautés autochtones en ce qui concerne leurs pratiques culturelles et musicales. Cette reconnaissance prendra autant que possible la forme de consultations rémunérées auprès d’Autochtones ou d’attribution de mandats d’expertise rémunérés (recherche, coordination, etc.) à ces derniers. Cette rémunération fait partie des traditions autochtones d’échange et de réciprocité qu’il convient de respecter. Du financement devrait être réservé en conséquence pour cette pratique.
  • Cette approche n’empêche pas le CQM de reconnaître l’apport des allochtones et de les inviter à participer aux discussions. Tous les projets se feront dans un esprit de dialogues, d’échanges et d’ouverture.
  • Le CQM reconnaît la grande diversité des communautés et des cultures autochtones au Québec. Bien qu’il soit difficile de garantir la représentativité des onze communautés du Québec au sein de chacun des projets ou des programmes du CQM, ce dernier s’engage à fournir les efforts nécessaires pour en intégrer le plus possible, selon ses ressources et la disponibilité des membres des communautés.  Cela peut impliquer que plus de temps soit alloué à des prestations (musique formation) afin de respecter cette représentativité. Le CQM peut aussi travailler avec une seule communauté si le mandat le demande.
  • Le CQM reconnaît que l’anglais est la langue d’usage de certaines communautés autochtones. Elle doit donc concevoir et respecter le fait que certains membres voudraient pouvoir s’exprimer dans cette langue dans certains événements. Lors d’événements de consultations, d’autres personnes pourraient agir comme traducteurs afin que tous puissent se sentir confortables. Il va de soi que des membres utilisent leur langue traditionnelle en la présence de personnes pouvant la traduire.

[1] Commission vérité et réconciliation-gouvernement canadien

https://www.rcaanc-cirnac.gc.ca/fra/1524494530110/1557511412801

Direction CQM

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